La possibilité d'entrevoir une vie meilleure

Un programme de microcrédit destiné aux femmes ougandaises utilise le logiciel JMP® pour illustrer les difficultés et succès de celles qui ont bénéficié d'un prêt

DéfiDémontrer l'urgence de la situation et la nécessité de venir en aide aux femmes démunies ainsi qu'à leurs familles mais aussi illustrer l'efficacité d'un programme adapté.
SolutionLe logiciel de découverte statistique JMP® de SAS est utilisé par une équipe d'étudiants bénévoles, sans connaissances particulières en statistique, qui créent des graphiques et des diagrammes en vue de collecter des fonds.
RésultatsLa WMI a connu un succès retentissant. Il constitue pour les femmes ougandaises un véritable tremplin vers l'entreprenariat et, de fait, un moyen efficace pour améliorer les conditions de vie de leurs familles et accroître le potentiel de leurs communautés.

Robyn Nietert, avocate spécialisée dans les télécommunications dans le Maryland, est ravie! Et pour cause: le programme qu'elle a contribué à lancer donne aux femmes issues d'une zone rurale pauvre de l'Ouganda la chance de devenir entrepreneurs, de gagner en autonomie et en assurance et de connaître une vie meilleure.

La WMI (Women’s Microfinance Initiative) a été lancée en janvier 2008 sous la forme d'une organisation à but non lucratif octroyant des crédits aux femmes qui vivent dans les villages proches de Mbale, dans l'Est de l'Ouganda. Les prêts accordés sont passés de 50 à 250 dollars pour aider ces femmes à financer leurs propres entreprises et à subvenir aux besoins de leurs familles. En 24 mois, la WMI a accordé plus de 700 prêts.

L'idée est née d'un projet paroissial de la ville de Bethesda (MD) et s'est concrétisée grâce à un groupe d'individus qui y ont vu une occasion d'agir pour le bien d'une population. La WMI transforme radicalement la vie des femmes et de leurs familles.

« J'ai un travail et je gagne de l'argent », déclare l'une des bénéficiaires de la WMI. «Avant le prêt, tout cela n'était qu'un rêve. »

« Je résous désormais moi-même les éventuels problèmes ou j'en discute et je cherche une solution avec un proche », confie une autre.

« Je suis plus heureuse car je peux accéder aux services de santé, nourrir ma famille et acquérir des connaissances», déclare une troisième.

« Ce prêt a changé ma vie car je peux maintenant subvenir aux besoins de ma famille.»

« Cette initiative a été totalement spontanée », souligne Nietert, présidente du WMI. « Nous nous sommes dit que nous pouvions le faire. Et nous l'avons fait ! Tout être normal et doué d'intelligence peut mettre en place ce type de projet. L'objectif n'est pas de recevoir le prix Nobel – même si nous en serions très honorés.»

L'utilisation d'outils appropriés – dont le logiciel statistique JMP de SAS – a évidemment facilité les choses. Grâce à JMP, les chercheurs bénévoles de la WMI ont pu illustrer à l'aide d'images percutantes la nature et l'ampleur des difficultés que le programme tente d'enrayer, ainsi que les succès obtenus.

« Faisons-le »

«Mon église, la Bradley Hills Presbyterian Church, est engagée dans diverses actions », explique Robyn Nietert. « Les membres de la paroisse ont décidé de construire un moulin dans l'Est de l'Ouganda, une zone rurale extrêmement pauvre où a grandi l'un d'entre eux. Il n'y a ni l'électricité ni l'eau courante et les habitants utilisent le bois comme combustible.»

Robyn Nietert a approndi ses recherches et décidé avec quelques amis de passer à l'action.

« Il y a des femmes là-bas qui ont des projets d'entreprise. On parle de prêts de 50, 100 et 150 dollars. Faisons-le!», ai-je dit. «Et nous l'avons fait», conclut-elle.

Dans cette région du monde, toute aide, aussi mince soit-elle, est la bienvenue. Seulement 1 % des bénéficiaires de la WMI vivent au-dessus du seuil de pauvreté extrême; un prêt de 150 dollars représente environ une année de salaire.

En janvier 2008, Robyn Nietert s'est rendue dans l'Est de l'Ouganda avec sa famille et quelques autres personnes. L'équipe a coordonné le projet avec Olive Wolimbwa, responsable de l'association Bulambuli Widow, qui s'est chargée de sélectionner les premières bénéficiaires potentielles afin qu'elles puissent venir présenter leurs idées.

«Nous avons étudié la viabilité de leurs projets professionnels et vérifié qu'elles pourraient rembourser leur crédit», explique Robyn Nietert. «Nous avons accordé nos premiers prêts quand nous étions sur place.»

«La WMI est une organisation qui opère dans les villages», précise-t-elle. «Ces femmes cultivent et vendent leurs produits, élèvent des volailles et des vaches. Elles vendent également du lait. Certaines tiennent une boucherie, d'autres font sécher et vendent du poisson.»

La WMI offre également des formations, un suivi, des groupes de soutien ainsi qu'un programme de tutorat et d'alphabétisation pour adultes. Elle a en outre participé au financement de la construction d'un centre entièrement dédié à ces services.

Une fois le programme en place, des résultats ont pu être enregistrés.

JMP® est « d'une telle simplicité »

C'est grâce à Mira Shapiro, une biostatisticienne rencontrée à l'occasion d'un repas entre voisins, que Robyn Nietert a découvert JMP. Elle a livré sa vision de la WMI et présenté ses objectifs à Mira Shapiro, qui lui a immédiatement offert son aide.

«Je lui ai dit que nous allions nous contenter de feuilles de calcul », explique Robyn Nietert. Et elle m'a rétorqué : « Oh, il faut que je vous parle de JMP.»

Six étudiants bénévoles en arts libéraux avec peu, voire pas, de connaissances en statistique, se sont formés eux-mêmes à JMP. Mira Shapiro leur a dispensé quelques cours mais confie : « C'était vraiment très simple. Je leur ai enseigné les principes de base et répondu à leurs quelques questions. Mais ils n'ont eu aucun mal à se familiariser avec l'outil et ont pu créer tous les graphiques qu'ils souhaitaient.»

Ils ont commencé à utiliser le produit pour la statistique descriptive des données des 200 candidates recueillies l'année précédente – rien de bien compliqué. Robyn Nietert a été ravie d'apprendre qu'il était possible d'ouvrir la feuille de calcul contenant ces données dans JMP.

Dès que les résultats de la première année du programme ont commencé à arriver, JMP leur a donné vie.

«JMP nous permet de représenter visuellement les données pour faciliter leur compréhension par les fondations et entreprises qui veulent apporter leur soutien à la WMI», déclare Robyn Nietert. «C'est tellement important.»

La WMI a utilisé des graphiques et des diagrammes pour montrer le niveau de pauvreté des femmes bénéficiant d'un prêt, combien d'entre elles avaient une personne atteinte du paludisme dans leur famille et combien s'occupaient d'orphelins du Sida.

«La représentation graphique de ces informations donne immédiatement une idée des conditions de vie de ces femmes et de l'impact de nos prêts sur leur quotidien», ajoute Robyn Nietert.

À partir des graphiques et diagrammes créés dans JMP, les bénévoles ont constitué un rapport de conclusion.

«Lorsque nous avons transmis des informations aux premières fondations, nous leur avons également adressé notre rapport», indique Robyn Nietert. «Elles ont reconnu qu'il les avait aidées à comprendre ces femmes et l'incidence de notre programme sur leurs conditions de vie.»

«Je ne pensais pas que ça fonctionnerait aussi bien. C'est pourquoi j'ai été totalement séduite par JMP», ajoute-t-elle.

«J'ai beaucoup aimé la facilité avec laquelle j'ai pu importer des feuilles de calcul Excel dans JMP, puis générer des graphiques», confie Montana Stevenson, directrice de projet adjointe et étudiante bénévole.

Elle précise qu'elle a pu réaliser toutes sortes d'analyses avec JMP et apprécié la variété des graphiques disponibles.

«La section des formules est facile à manipuler et je n'ai eu aucun mal à trouver les fonctions dont j'avais besoin», ajoute-t-elle.

D'après Mira Shapiro, les étudiants bénévoles vont peu à peu utiliser des fonctions plus avancées du logiciel : «Plus ils avanceront dans l'analyse des données, plus ils seront à l'aise et ravis d'utiliser JMP. Je pense même qu'ils exploiteront le logiciel dans le cadre de leurs études.»

Mira Shapiro souligne en outre que les bénévoles qui utilisent JMP sur des PC et des Mac, anciens et neufs, n'ont rencontré aucun problème.

Insertion dans l'économie formelle

Robyn Nietert apprécie les synergies qui naissent d'une démarche communautaire.

«C'est incroyable la vitesse à laquelle l'information s'est répandue», déclare-t-elle. «Nous voyons des négociants arriver d'autres régions de l'Ouganda mais aussi du Sud du Soudan et de l'Ouest du Kenya, car ils savent que les femmes ont monté ces entreprises.»

Parallèlement, de nombreuses associations de veuves ougandaises se sont adressées à la WMI dans le but de lancer un programme similaire.

L'étape suivante du programme est déjà en marche. La WMI a signé avec une banque ougandaise un contrat qui porte sur un programme de transition pour les femmes ayant reçu un prêt. À compter de janvier 2010, celles qui seront membres du programme depuis deux ans, pourront s'adresser directement à la banque et recevoir des prêts 50 % plus élevés que ceux accordés par la WMI, qui les garantira pendant un an.

«Si les femmes remboursent leurs prêts au cours de l'année et que leur chiffre d'affaires leur permet d'épargner, elles pourront s'adresser à la banque en toute indépendance», explique Robyn Nietert.

«Nous aiderons donc nos protégées à passer de cet environnement de microcrédit, qui s'étend à quelques villages, à l'économie formelle », déclare-t-elle. « Pour moi, c'est ça l'objectif. L'argent prêté revient au bas de la pyramide et permettra à une autre femme de tenter sa chance. N'est-ce pas merveilleux ? »

Participants in the Women's Microfinance Initiative
« JMP nous permet de représenter visuellement les données pour faciliter leur compréhension par les fondations et entreprises qui veulent apporter leur soutien à la WMI. C'est tellement important. »
Robyn Nietert

Présidente de la Women’s Microfinance Initiative

Contactez nous

Back to Top